Une artiste qui fait du bien

27 juillet 2016. Tout a changé pour ma meilleure amie. Pour son conjoint, ses filles, sa mère, sa soeur, ses collègues et pour moi. J’étais en vacances dans la voiture, lorsque mon téléphone afficha son appel. L’APPEL que je redoutais. Je … Lire la suite

JOLY, hommage à toutes les femmes

  Une étoile est passée dans ma vie et a littéralement changer mon regard sur celle-ci. Jolyane a changé ma façon de vivre, d’aimer et surtout d’exercer ma créativité. Elle a donné un souffle nouveau à mon approche photographique et … Lire la suite

Et si je m’aimais?

S’aimer.  Une action si difficile, particulièrement pour les femmes, je crois. Je n’étalerai pas ici mon passé, mais disons qu’en gros, ce mot n’a jamais été dans mon vocabulaire aussi loin que je me souvienne. Pourquoi? Les raisons sont nombreuses … Lire la suite

Et si c’était la dernière?

Un coup de masse est tombé dans mon entourage cette semaine.Encore.

La maladie a encore frappé. Lorsque celle-ci s’impose dans une vie, ça chamboule notre regard que nous posons sur elle. On remet tout en question, on serre encore plus nos enfants dans nos bras, on embrasse plus souvent notre amoureux, on fait des projets hâtifs, et j’en passe.

Mais ce qui est le plus fâchant dans ces moments là, c’est que nous attendons parfois cette maudite maladie pour remettre nos priorités en place… malheureusement.

Lorsqu’une étoile est passée dans ma vie, je me suis promise que j’allais vivre ma vie à fond, sans retenue ni armure. Et puis là, cette semaine, encore ce coup dans un entourage encore plus rapproché de moi. L’étau se resserre, ça me fout la chienne.

Depuis cette annonce, je me dis:

« Et si je savais que ma vie tenait à un fil? Je changerais quoi dans ma façon de la vivre? »

Vivez comme si c’était la dernière, profitez de tous les petits instants de bonheur et surtout, OSEZ faire les choses que vous rêvez de faire.

Amélie xx

 

S’assumer ou pas?

17 mai. Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Je suis encore surprise de voir qu’il y a beaucoup de chemin à faire sur ce sujet qui ne devrait plus être tabou, selon moi.

Ceux qui me connaisse savent que je suis outrée que des humains doivent encore en 2016 faire un « coming out ». Pourquoi faut-il faire une annonce de la sorte? J’espère qu’un jour, et je souhaite prochainement, que les humains pourront vivre leur orientation en toute liberté sans devoir faire une annonce telle un secret d’une double vie que l’on porte et que l’on stresse pendant 20 ans de peur d’être lapidé…

Pourquoi j’écris un billet sur cette journée internationale? Parce que c’est un peu en lien avec l’acceptation de soi. Le StudioB c’est ça.

Depuis quelques années déjà, j’essaie de redonner cette liberté et cette expression de soi à des femmes de tous âges, de toutes les formes, de toutes les orientations. Il est temps en 2016 que l’on prenne le contrôle de notre vie et que l’on vive pour vrai. Il est temps de casser nos barrières, nos préjugés, nos distorsions sur notre image corporelle. Il est temps de s’aimer pour qui nous sommes et d’embrasser la vie que nous avons envie de vivre. La vie est courte, trop courte.

Sur cette température d’un mois de novembre en plein mois de mai, à 8h05 AM et que mon studio ressemble à une chambre noire, je vous souhaite une magnifique journée internationale de l’acceptation de soi.

Je crois que la meilleure façon de s’aimer, c’est d’oser. C’est d’ailleurs pourquoi que j’ai fait de ce mot de 4 lettres ma mission et que je l’ai même de tatoué (en anglais) afin de ne jamais oublier sa signification.

Amélie xxx

 

Qui sont mes clientes?

Le téléphone sonne. C’est une cliente qui appelle pour avoir plus d’information sur une séance Boudoir. Je sais exactement ce qu’elle s’apprête à dire… LA phrase type: Mais je ne serai jamais capable de faire une session boudoir! Je ne suis pas mannequin!

Toutes mes clientes commencent avec cette phrase lorsqu’elles prennent contact avec moi. T.O.U.T.E.S.

Mais qui sont mes clientes dans le fond?

  • La femme célibataire
  • La future mariée
  • La nouvellement mariée
  • La maman enceinte (oui je fais du boudoir maternité!)
  • La nouvelle maman
  • La femme qui célèbre un moment important pour elle (ex: perte de poids, nouvelle dizaine, mariage, célébration de la vie suite à une maladie, etc)
  • La femme d’affaires
  • La maman à la maison
  • La professionnelle
  • La femme aux études
  • La femme retraitée
  • Et j’en passe…

Et qui ne sont p.a.s mes clients?

  • Les hommes
  • Les couples
  • Les mineures

Il n’y a pas de mauvaises raisons de faire une session! Le seul effet secondaire sera une confiance en soi à la mille après la séance!

Alors, OSEZ!

Amélie xx

La fois où je me suis écoutée et que j’ai pleuré ma vie…

Comment commencer… disons que je suis maintenant habituée à parler de ma vie personnelle sur ce blog, mais là, c’est différent.

Si vous me suivez, vous savez que je fais du Boudoir depuis 2 ans et demi maintenant, mais que ça fait 6 ans que je suis photographe à temps plein avec mon volet PurePhotographie.  J’aime ces deux volets de tout mon coeur, mais j’ai une affection particulière envers mon volet Boudoir.

J’ai toujours eu une vision de la femme très saine et très claire. Du moins, c’est ce que je croyais…

Plusieurs clientes m’ont fait confiance depuis ces dernières années avec ma vision et ma créativité. Mais je mentais… BIG TIME. BIG FAIL. Je me mentais à moi-même. Je poussais mes clientes à s’aimer, à se dépasser, à avoir un regard sur leur féminité que je n’étais même pas capable d’avoir sur la mienne. Je savais que je ne me donnais pas à 100% et une partie de moi m’en voulait. Je me sentais un peu comme un imposteur.

Je voulais tant crier sur tous les toits que toutes les femmes devraient vivre au moins une fois une séance Boudoir, que ce genre de séance change une vie, un regard, une confiance… Mais je n’étais même pas prête à vivre ce genre de séance pour moi-même. Je me disais: Trop de vergetures, trop de peau, trop de gras, pas assez définie, pas assez féminine, pas assez sensuelle, pas assez de vulnérabilité… (si vous voulez voir un autre blog sur le sujet, cliquez ici )

Mais il y a 6 semaines, tout a changé.

En regardant instagram (je suis un peu accroc…vous aussi? suivez-moi sur: AmelieBoucherPhotographie), j’ai découvert des photographies de Boudoir qui m’ont complètement chamboulées… J’étais hypnotisée littéralement. Plus je les regardais, plus les larmes montaient. Je ressentais des émotions que je ne connaissais pas. Je me retrouvais tellement dans ces photos, elles représentaient totalement la vision que je n’avais jamais été capable d’exprimer à mes clientes et par le fait même, à moi-même. J’ai alors tout laissé sortir et je suis devenue vulnérable. Pour la p.r.e.m.i.è.r.e. fois depuis très très longtemps. Une partie du mur que j’ai réussi à construire au fil des années est alors tombé, plutôt explosé.

Depuis les dernières 5 semaines, au travers de mes séances dans mon volet PurePhotographie, j’ai suivi une formation du tonnerre qui durera encore un autre 5 semaines. Une formation qui m’a ouvert les yeux, qui a changé complètement ma façon de capter l’essence même de la féminité. Dorénavant, je me donne le droit de vous guider afin de recréer ce que j’ai en tête. Je suis toujours la même, mais avec une vision complètement différente. Je commence à m’accepter, à me trouver des qualités, et surtout, surtout à me respecter.

Je sais que la photographie Boudoir a encore beaucoup de chemin à parcourir puisque ça dérange encore trop (malheureusement) comme style de photographie. Je dois faire face à des d’idées préconçues et beaucoup trop de jugement. Lentement mais sûrement… J’ai maintenant un nouveau studio, un nouveau regard sur la femme, une nouvelle approche, un laisser-aller infini et je commence à livrer ce qui se cachait dans ma tête depuis trop longtemps… alors laissez-moi vous guider cette fois dans une nouvelle aventure très féminine et sans barrière… Les photos Boudoir avec ma nouvelle vision seront disponibles bientôt sur le blog… d’ici là…OSEZ

Amélie xx

Celle qui a tout changé…

Ce soir, c’est le lancement du livre de Mylène Moisan: Maman est une étoile. L’étoile, c’est toi.

Tu es beaucoup plus qu’une étoile pour moi, tu es celle qui a tout changé. Tu as changé la vision de mon métier, de ma passion, de ma vie, de ma relation avec mon mari, mes enfants, mes amies. Tu m’accompagnes étrangement et de façon inexplicable très souvent. Comme hier, justement.

Je me dirigeais vers le centre d’achat en voiture et je venais de dire à mes enfants que j’allais acheter le livre qui raconte ton histoire, votre histoire de famille. Je venais tout juste de leur expliquer le sujet du livre, quand 30 secondes plus tard… encore une fois, j’entendais à la radio ta chanson. Celle qui me fait penser à toi. Celle qui jouait lors de la marche de l’espoir où j’ai marché pour toi.

Il y a trop de coïncidences (c’est assez fou tout ce qui se passe…) depuis ton départ pour me faire croire qu’il n’y a plus rien après. Je suis une fille qui ne croit pas en la religion, mais je suis persuadée que les gens qui nous ont marqué veillent sur nous. Et cette croyance, tu me l’as certifiée à maintes reprises.

Je lirai ce livre avec une vague de bonheur et de peine, d’espoir et d’inspiration.

Merci pour cette magnifique leçon de vie

Amélie xxx

À la veille de Noël… cette distorsion semble si réelle…

Ce post est écrit depuis quelques semaines, mais je n’avais pas la force de le publier. Alors en ce matin de  la veille de Noël, je me lance. Ce post est un des plus personnels que je ne pourrai jamais écrire. C’est à mon tour d’être vulnérable.

Je veux avant tout de vous souhaiter tout le bonheur du monde et surtout un merci immense à celles qui ont laissé aller leur vulnérabilité devant mon objectif en 2014. Vous êtes belles, vous êtes uniques et personne ne pourra vous enlever cette partie de vous si vous croyez en vous. Au plaisir de se revoir ou de vous rencontrer en 2015! xx

C’est suite à la diffusion du documentaire de Léa Clermont-Dion Beauté Fatale diffusé dernièrement sur TéléQc que j’ai pris la décision d’écrire ce post. Ce documentaire est venu jouer dans une corde qui est encore sensible pour moi. Alors ce post se voit très personnel. Un post que je n’aurais jamais pensé écrire un jour, du moins publiquement. Mais je crois sincèrement que mon choix de métier et surtout mon choix d’offrir un volet Boudoir provient de mon passé. Je demande aux femmes qui viennent en studio d’être vulnérables, d’aller puiser au plus profond d’elles-mêmes, alors maintenant je vous rend la pareille. Prenez le comme un cadeau de Noël…

Plusieurs pointent du doigt la société, les produits de beauté, les marques, les poupées, les publicités et même les barbies… Et ce sont leurs choix. Parfois cette distorsion est beaucoup plus près que l’on pense…  Pour cet exercice, il me faut me replonger assez loin dans mes souvenirs (du moins, ceux qui refont surface)…

Je prend une grande respiration… c’est parti.

J’ai 11 ou 12 ans. C’est Noël. Il y a du monde, beaucoup de monde. Il fait chaud, c’est bruyant et la boisson a commencé à se faire sentir pour certain… J’ai toujours senti un certain regard fatiguant sur moi de la part de cette personne, vous savez, ce genre de regard malaisant. Un regard qui vous glace, qui vous gêne, qui fait peur… Je l’ai senti bien avant mes 11 ans, mais je n’ai jamais vraiment compris l’émotion qui montait en moi à tous les coups. Sauf ce fameux 24 décembre 1988 ou 89. Ce soir là, avec ce même regard routinier, il y a eu cette fois 5 mots. « Amélie, ça pousse, ça pousse… »

BANG!

J’ai fondu en larmes. Point. Terminé. Final bâton. Tsu-na-mi. Pour moi, c’était la fin du monde. Mon estime de future femme venait de prendre le bord soufflée par l’odeur de dinde et de boisson cheap. Mon cerveau a alors enregistré qu’une femme, ça se fait juger et surtout ça se fait dévisager. Que le respect pour celle-ci est éphémère ou très sélectif. Du moins, de la part de certains hommes. Ce soir là, j’ai compris beaucoup trop de chose pour mon âge, mettons.

Le début de la fin.

Perte d’estime de moi, craintes, peurs, comparaisons. Ce tsunami a apporté avec lui son amie la Boulimie vers l’âge de 14 ans. J’ai souffert pendant quelques années de ce malêtre, ce cancer de l’âme. Même si j’y ai survécu, il m’arrive encore de faire des rechutes et ce trouble de l’alimentation est toujours dans mes pensées. Avec cette maladie est arrivée l’identité sexuelle. J’ai longtemps voulu cacher ma féminité. Il y a même des fois où je me disais que si j’étais née un homme, la vie aurait été bien différente… J’ai pris la sage décision de changer de disque et de me faire aider lorsque j’ai vu le contenant d’une boîte de pilules vide sur le plancher de la salle de bain et moi, couchée sur la froideur de la céramique. J’avais touché le fond… J’ai alors fait totalement l’inverse de la boulimie et j’ai commencé à compter mes calories et tout couper.Quand je dis tout, c’est tout.

J’ai vieilli, j’ai grandi, et heureusement j’ai progressé sur beaucoup de points. Jusqu’à l’arrivée de mes enfants…

Je m’étais dit que si j’avais des garçons, j’allais leur inculquer le respect de la femme dès leur plus jeune âge. (ce que je fais peut-être un peu trop…) Par contre, les moments qui ont suivi mes deux accouchements ont été très pénibles par rapport au regard que j’avais sur mon nouveau corps: vergetures, beaucoup de vergetures, peau étirée, hanches plus larges, etc. Mais j’y suis arrivée. Je ne suis pas encore capable d’embrasser complètement la femme que je suis, mais lentement. Je le sais.

Alors, quand je photographie des femmes qui me disent qu’elles ne sont pas belles, qu’elles ne sont pas capables de faire des photos Boudoir, qu’elles attendent de perdre X poids, ça vient chercher cette petite fille en moi de 11 ans. J’ai alors envie de vous crier que vous êtes belles telles que vous êtes et que nous vivons dans une distorsion qui semble malheureusement si réelle…

Avec vulnérabilité,

Amélie xx

 » Lorsque les gens vous montrent qui il sont vraiment, croyez les » -Maya Angelou

À quelle âge une femme n’est plus une femme?

Une femme est une femme. Mais dans notre société, on dirait qu’il y a une loi non-écrite que plus on vieilli, moins nous restons une femme aux yeux de la société. Et ce virus touche de plus en plus les jeunes…

Pourquoi la féminité serait tentée de quitter notre corps avec les bougies que nous soufflons au fil du temps? Qui a décidé que dans la définition de la féminité, l’âge y était?

FÉMINITÉ: nom féminin. Ensemble des caractères anatomiques et physiologiques propres à la femme. 

Au StudioB, la femme de 18 à 99 ans est la bienvenue. Nous célébrons la femme dans son ensemble, dans sa propre féminité, dans ses propres expériences, dans ses blessures, dans ses combats, dans ses joies.

Plusieurs femmes me disent souvent que mes clientes sont des mannequins puisqu’elles sont toutes jeunes. Alors la réponse est non. Je ne fais aucune séance avec des mannequins. Je ne peux malheureusement pas montrer toutes les clientes qui passent au StudioB, puisque la majorité ne désirent pas être « exposé ». Et je respecte entièrement leur décision. Mais sachez que chacune d’entre vous avez votre place et que vous avez le droit de vous sentir belles autant qu’une autre.

Alors, pour la nouvelle année… OSEZ!