L’effet papillon

Confinement : Action de se confiner dans un lieu.

Voici ma vie et la vôtre. Notre vie depuis quelques semaines déjà. Nous vivons tous la même chose, nous vivons tous de l’anxiété. Nous vivons tous dans le néant de s’avoir quand cette angoisse (le terme est faible) terminera.

Nous regardons à tous les jours le monde s’enfoncer encore et encore plus. Nous sommes témoins bien malgré nous de ce tsunami infernal. La vague qui avance sans jamais toucher le sol. Sa destination finale ne sera vraiment pas belle et ça m’angoisse à vitesse mille. Je suis une fille anxieuse à la base, alors mettons que tout ce qui se passe n’est pas le meilleur scénario pour ma créativité… Je suis québlo ( mon chum est français). Je ne suis plus capable de créer.

Bref, je ne voulais pas du tout parler de ma créativité, alors wouch wouch le TDA. Revenons à l’essentiel du fait que je suis encore en pyjama et que je suis sur mon divan en écoutant une playlist…

Peut-être que je fais par exprès de repousser le vrai sujet… moi et les émotions… Bon. Go la vieille. Je saute.

Je suis en confinement depuis le 10 mars dernier déjà. Je suis une fille de gang. Je suis une fille qui accorde énormément d’importance aux relations. Ces relations me font vivre, me font vibrer, m’aident sur plusieurs points. Mais disons que depuis des semaines, mon coeur est en sevrage. Il doit s’acclimater. L’effort est insupportable.

I-N-S-U-P-P-O-R-T-A-B-L-E

Hier j’ai eu un méchant coup de blues. Peut-être pas seulement un coup, j’ai chuté. Je suis pourtant avec ma famille qui est mon repère tranquille. Mais quelque chose est en noir et blanc. Et lorsque les couleurs s’effacent, c’est mon devoir de les refaire apparaître. J’ai puisé au plus profond de mes cicatrices et j’ai réalisé bien des choses. Je ne suis qu’au commencement de ce processus, mais j’apprend à nager tranquillement. Peut-être serait-ce la façon de traverser ce tsunami?

On entend de plus en plus qu’il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus.

Je peux maintenant affirmer que cette phrase résonne en moi. Je commence à comprendre bien des choses. Je commence à « voir » certaines couleurs. Déjà, je profite des secondes, je « vois » l’essentiel dans de petits gestes, nous créons de nouvelles routines familiales, je ressens plus que jamais le lien qui m’uni avec les gens que j’aime, je prends des nouvelles presqu’à tous les jours maintenant de ma gang. Je reviens à l’essentiel.

Le printemps n’est pas seulement à l’extérieur. Prenez le temps.

J’ose croire que la société aura l’effet papillon et que cette douceur que je ressens de plus en plus restera.

Voyez et partagez l’essentiel.

Ça va bien aller.

Amélie xx

 

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