Si tu sautes, je saute.

Je n’expliquerai pas ici pourquoi je n’ai jamais vraiment cru en l’amour.

Tu sais, celui qui est vrai, pas compliqué, qui coule tout seul. J’ai toujours « bousillé » mes relations, parfois inconsciemment, mais la majeure partie du temps, je faisais exprès.

Je vivais comme une rebelle. Je vivais à ma façon et j’ai blessé des gens. Mais, je vivais à 100%. Je ne voulais pas me marier, je ne voulais pas d’enfant, je voulais vivre sur un ranch, je voulais triper.

Mais un beau soir de mai 2002, tu as cogné à ma porte.

TOI.

Tu étais tout ce que je ne voulais pas, du moins, ce que je croyais ne pas vouloir. En ouvrant ma porte, BANG, tous mes rêves, mes pensées, mes envies, mes espoirs se sont bousculés. Je ne faisais que sentir mon coeur battre la chamade, mes joues devenir rouges, cette maudite bouffée de chaleur. Et sans te regarder dans les yeux, je t’ai dit: « enchantée, Amélie »

Cette soirée entre amis je la revis encore, je la sens, je la vois. Ce fût pour moi la plus belle soirée de ma vie, encore à ce jour. Cette soirée où j’ai SU. J’ai su que tu étais LUI, celui que je m’imaginais en cachette, celui que je souhaitais, celui qui allait tout bousiller mes perceptions. Ma gêne était bien trop grande cette soirée là pour que tu ME VOIS. Cette foutue gêne qui m’a empêché de faire bien trop de chose dans ma vie.

Malgré tout, tu as décidé d’accepter mon invitation à me suivre dans mon patelin natal quelques jours après notre rencontre. Je me suis dit que je devais alors mettre le paquet. Je ne voulais tellement pas que tu m’oublies en retournant de l’autre côté de l’Atlantique. Je voulais tant que tu ME VOIS. J’avais besoin que tu ME VOIS. J’avais besoin d’être avec TOI. Nous avons passé 10 jours magnifiques. Mais je ne savais pas encore ce que notre relation allait devenir.

Et là sans m’y attendre, du haut de cette montagne, nous regardions l’horizon. Nos corps étaient fatigués de cette montée interminable. Nous étions enlacés, nous nous sentions seuls au monde. Tu m’as serré et toujours en regardant vers l’avant et en engloutissant le vide sous nos pieds, tu m’as chuchoté:

« Si tu sautes, je saute »

5 mots.

Je les entend encore résonner en moi après 18 ans d’amour. J’ai su à ce moment que TU M’AVAIS VU. J’ai su alors que ma vie allait changer. J’ai su que tout ce que je m’étais imaginé ado n’était que brouillard. Je savais que tu étais celui que mon coeur avait cherché toute sa vie. Je le sentais, point.

Je n’ai jamais embarqué dans la folie commerciale de la St-Valentin. Mais je t’offre ce texte cette année. Merci pour ton amour, ton support, tes compliments un peu maladroits parfois, ton amour unique. Merci d’avoir prononcé ces 5 mots en 2002. Merci d’être revenu pour moi, merci d’avoir eu la force de tout laisser derrière toi pour refaire ta vie ici. Merci de me suivre dans mes délires, merci de me calmer quotidiennement, merci d’être aussi sensible, merci d’être autant généreux et surtout, merci de partager ma folie.

À notre équipe, à notre couple, à nos folies, à nos rêves, à notre mariage, à nos enfants, mais toujours pas de ranch…

« Nous avons sauté, mais toujours pas atterri » 

Amélie xx

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