Quand le passé nous rattrape…

Secondaire 5

 

Hier, je suis allée rencontrer les élèves qui participent au projet La Beauté dans la Différence 3e édition. 

Les deux premières éditions étaient avec des élèves ayant un TSA. Cette année, le projet se fait avec les élèves en adaptation scolaire.

J’étais stressée. Mais cette rencontre m’a boulversé plus que je ne l’aurais pensé.

Hier, j’ai pogné de quoi. En moyenne, 25 ans me séparait de ces élèves. Mais on aurait dit que j’étais plus jeune qu’eux.

Hier, je leur aurait crié toute la souffrance que j’ai eu à cette étape de ma vie, le fameux secondaire. Mais je devais me censurer.

Hier, je me reconnaissais en eux.

Hier, c’était moi qui était sur cette chaise. C’était moi qui ne regardait pas trop ce qui se passait devant la classe. C’était moi qui avait envie d’y croire. C’était moi qui avait une petite brèche accessible pour enfin avoir confiance en moi. C’était moi qui se reconnaissait dans la personne qui parlait de son parcours.

Hier, j’avais le coeur qui battait hyper vite. Je regardais la porte et je vous jure qu’elle m’aurait engloutie.

Hier, j’avais un fleuve qui coulait dans le creux de ma colonne vertébrale. Mon anxiété était palpable, les idées se bousculaient dans ma tête.

Hier, je les aurait pris dans mes bras un à un en leur disant qu’ils peuvent accomplir tout ce qu’ils désirent. Il ne suffit que d’y croire. Mais pour croire, ça prend du temps, de la force, de la patience, des erreurs, mais surtout des victoires.

Hier, je leur aurais parlé des heures entières. Nous aurions discuté entre nous. J’aurais aimé connaître leurs joies, leurs passions, leurs craintes, leurs angoisses. J’aurais aimé avoir le temps. Celui qui file trop rapidement.

Hier, j’aurais cassé des barrières. Leurs barrières et les miennes par la bande. Je leur aurait montré mes failles, mes mauvais choix, mais surtout le fait que j’ai remporté plusieurs combats.

Hier, j’aurais tant aimé changer au moins la perception d’une personne. Sa confiance. Son désir d’apprendre. Sa force de continuer, de ne surtout pas lâcher.

Hier, m’a fait grandir.

« Quand on a fini de changer, on a fini de vivre. »- Benjamin Franklin –

Amélie xx

 

 

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