Ce droit d’exister

« Nous ne devenons pas ce que nous voulons, mais bien ce que nous croyons » – Oprah Winfrey

Moi.Amélie.38 ans.Photographe.Maman.Épouse. Verdict: Trop longtemps, je ne me suis pas donné le droit d’exister. J’y travaille encore et encore et ça s’améliore! Ça fait du bien et je me demande pourquoi je suis restée dans cette prison aussi longtemps?

C’est encore plus difficile lorsqu’une cliente partage la même prison que la nôtre. Voici son histoire qui ressemble étrangement à la mienne. Il n’y a jamais rien qui arrive pour rien… Je vous la partage avec son accord puisque plusieurs femmes se reconnaîtront également.

MlleB m’a rencontré il y a un peu plus d’un an dans le cadre d’une autre séance. C’est elle qui avait pris contact avec moi pour un projet d’une amie. Par la suite, plusieurs de ses amies sont venus au StudioB. Mais elle hésitait encore. Elle n’était pas prête tout simplement.

MlleB a dit: « Je veux essayer de dissiper ce regard trop dur, trop critique sur moi même… Me donner la chance d’exister comme femme… Me donner le droit d’être juste assez pour moi-même et non pas pour personne d’autre… »

Et après plus d’une année, elle s’est lancée. Nous avons discuté longtemps et à plusieurs reprises. Nous nous sommes confiée bien des choses. Nous avons mis sur table les plus petites et grandes peurs qui nous habitent. Et surtout, notre peur commune sur le droit d’exister. J’ai partagé beaucoup avec elle et je savais qu’elle était prête à faire le saut et que je serais là pour l’aider.

C’est avec une terrible angoisse qu’elle s’est présentée au StudioB le mois dernier. Mais plus les heures avançaient, plus sa carapace se diluait. Elle se laissait le droit d’exister pour une fois. 

De retour chez elle, l’angoisse a refait surface. Et si elle n’avait pas été à la hauteur? Pourquoi avait-elle fait le saut? Et si… Et si… Nous avons encore échangé et ses craintes ont diminué peu à peu.

Le jour du visionnement, je sais exactement dans quel état elle était. Je connais parfaitement cette sensation, cette peur, ce vide. Je savais que les photos étaient à son image, cette image qu’elle n’a plus d’elle-même. Quand je vous dit de me laisser capter ce que vous ne percevez plus… C’est exactement ce qu’elle ressentait. Son conjoint est venu avec elle au visionnement. C’était magique de voir ses yeux, son regard sur elle. Nous sommes vraiment dures envers nous-même. Beaucoup trop malheureusement.

MlleB n’était pas capable de faire un choix parmi les photos… Je savais que nous avions réussi ensemble à franchir ce cap.

MlleB a dit: « J’ai vu une femme que je n’avais pas vue depuis plusieurs années… Une femme assumée, confiante et resplendissante…. »

Elle gardera un magnifique souvenir de cette séance et elle pourra poser son regard sur la femme qu’elle est et enfin se donner le droit d’exister.

N’oubliez pas que « La plus belle prison dans laquelle les personnes vivent est la peur de ce que les autres pensent »

Osez, tout simplement!

Amélie xx

 

MlleB